San Ignacio

14 juillet 2018

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Encore un bus de nuit, pour une fois c’est le chauffeur que me réveille vers 5h du matin :


– « T’es arrivé mon gars »
– « Ah bon ? Là ? »
– « Oui, San Ignacio »
– « Mais pas de station de bus ? Rien ? Juste comme ça au milieu de la route ? »
– « Il y a une toute petite station 300m plus loin, mais je ne m’y arrête pas, tu es arrivé à bon port »
– « Bon ok, merci bien. Personne d’autre ? »
– « Non, tu es le seul à vouloir t’arrêter ici »
– « Ok… »
Effectivement, sur Google Map le village semble « normal », mais en fait c’est vraiment tout petit, et à part l’avenue principale (où le bus m’a laissé) le reste est boueux, il avait beaucoup plu ces derniers jours, les rues grossièrement pavées, le goudron était réservé qu’à une perpendiculaire, et encore pas tout le long.

Une amie m’avait parlé d’une auberge de jeunesse, alors je marche. Une fois le bitume derrière moi, c’est presque la forêt, un semblant de rue entouré d’arbres, de verdure, une maison par-ici, une autre par-là, je ne m’attendais pas du tout à cela.
Et pour tout vous dire, j’ai pensé un moment qu’il était impossible qu’une auberge puisse se cacher ici… Pourtant, à force de recherches, elle apparait, comme par enchantement, là, au milieu de rien. Et elle n’est pas petite, il y en a pour tout le monde : Des cabanons, un espace tente, chambre et dortoirs.
Avec tout ce qu’il faut, cuisine, salles-de-bain, salon commun, barbecue, restaurant …incroyable !
Il y avait quelques clients, malgré l’endroit, et malgré la pluie récente, un ou deux couple d’argentins dans des cabanons, un couple dans une tente (quel courage, le terrain était trempé, un vrai marécage) et ma tronche dans un dortoir de 3, seul, mais plus pour longtemps. Un cycliste, danois si mes souvenirs sont bon, une cinquantaine d’années, le crane dégarnit fit son apparition en fin de matinée, il fait le tour de l’Amérique du Sud, et va ranger son vélo sur place pour quelques jours.

Encore une fois les paysages font rappeler le Paraguay, nous sommes tout proche de la frontière.
Pas mal de ballades à faire, mais l’attraction principale sont les missions, ou plutôt ce qui l’en reste.

Le côté paraguayen est quand même bien mieux entretenu.
Mais les visites restent agréables.

Si c’était à refaire, j’aurais commencé par les missions argentines, afin d’y aller crescendo.

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, aller faire un tour sur cet article « Les missions d’Encarnacion »

Vu !


Sincèrement, après les missions du Paraguay, cette visite n’était pas essentielle, mais je suis ravis d’être passé par là, pour les lieux, l’auberge, le feeling de ce bout de terre. On se sent coupé du monde, sans vraiment l’être.
Une expérience qui ne me laisse pas de marbre. Après 3 jours sur place, je réserve un bus pour la frontière brésilienne, un retour (pour la 4 ème fois !) à Foz do Iguaçu, un vol m’y attend pour Rio de Janeiro.
J’y était l’année dernière, alors pourquoi ce retour ? En fait mon aventure sur le continent américain se termine, l’Afrique m’appelle. Mais avant de partir, il y a une dernière chose à expérimenter sur ma liste : Le Carnaval de Rio
Ce que je ne savais pas, c’est que ce « dernier » moment en Amérique du Sud sera un grand tournant pour le reste de ma vie (à suivre…)

 

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Une réponse à “San Ignacio”

  1. catherine etheve Dit :

    encore un lieu charge d’histoire..

    Répondre

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sSs lol l..l..l fFf TiM Oo HeArT DeaD AiE >< == =/ =) ;;;; ;-) ;) ;( :wink: :p :o :D :) :( .PP.