Tim Maia

30 novembre 2016

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Comme vous le savez, visiter un pays c’est se fondre dans sa culture, absorber ses coutumes, vivre avec ses gens, goûter sa cuisine, et aussi … écouter sa musique.
Dans l’article sur l’açaí, je vous disais que trois choses avaient retenu mon attention au Brésil, plus, avaient changé ma vie :
– Les brésiliennes, ce n’est pas pour rien que je viens d’en épouser une !
– L’Açaí (voir l’article)
– Tim Maia
Il était temps de vous parler de ce dernier. Revenons un peu en arrière, au nouvel an je me trouvais à Rio de Janeiro, vous vous souvenez ? Si ce n’est pas le cas, l’article est par ici.
Dans mon auberge régnait une étouffante promiscuité, que ça soit dans les chambres, dans la cours, ou dans le « salon » c’était à la limite du supportable. Mais si vous désiriez vous servir du wifi, ce salon était votre seul délivrance, encore faut-il trouver un morceau de fauteuil de libre… Le secret c’est d’arriver aux bonnes heures, celles où ils sont tous dehors, j’avais ma place, une belle, près d’une prise électrique, vous avez beau sourire devant votre écran, les routards savent de quoi je parle. Bref, j’étais surement sur la mise en ligne d’un nouvel article, ce n’est pas très important, ce qui l’est, c’est que même aux heures de non affluence, cette pièce a toujours de la musique, à fond, ben ouais ils aiment bien ça les jeunes. Je vous épargnerais la « playlist » (de merde) mais pour faire court, c’est du commercial international.
Ayant l’habitude, je verrouille mes écoutilles, et me concentre sur ma tache, pourtant à un moment l’ambiance change, mon cerveau ne lutte plus pour maintenir ce mur entre la « musique » et moi, non, au contraire il l’a laisse passer, et en prend du plaisir (moi avec), je lâche le clavier et tends l’oreille, ce son est différent, et surtout il m’est totalement inconnu, c’est une première écoute, et j’aime déjà. Pourtant rien d’extraordinaire, une chanson brésilienne, de la soul brésilienne pour être precis, un gars qui parle de chocolat :

La chanson se termine, je suis curieux, mais reprends mon activité sur internet.
Les baffles grésillent, une autre musique s’en échappe, oui musique sans guillemets, de la même trempe, du même auteur :

Cela me plait, beaucoup, il faut en savoir plus :
– « C’est qui le chanteur là »
– « Quel chanteur ? »
– « Ben là, celui qui chante ! »
– « Ah tu ne connais pas ?! »
– « Ben si je demande… Non, je ne connais pas, c’est qui ? »
– « C’est le King de la Soul au Brésil ! »
– « Son nom ? »
– « Ah tu aimes hein ? »
– « Oui, mais avec son nom ça serait mieux que ‘le King de la Soul brésilienne’, pour une recherche plus approfondie »
– « Mais je vais te le dire, mieux, pour pas faire d’erreur, je vais te le noter »
Il prend un papier, rature plusieurs fois, et finit par me tendre son nom —Tim Maia—
J’abandonne ce que je faisais pour tapoter ce nom sur Google, mauvaise nouvelle …il est décédé, et ce depuis 1998… Mais la bonne c’est que sa bibliothèque musicale est à tomber, en tous cas pour moi. Ses titres sont géniaux, sublimes, enchanteurs, vivifiants et entrainants. Tim Maia venait de rajouter à sa longue liste, un nouveau fan.
L’homme était adoré, idolâtré même, ici au Brésil c’est presque un demi-dieu, une légende pour sûr, et il m’a fallut attendre 38 ans pour le découvrir, mais quelle découverte.
En revanche côté homme, mouais, disons que ce n’était pas un enfant de cœur.
Il n’avait ni foi, ni loi, faisait un peu ce qu’il voulait (la chanson du chocolat est, d’après un journaliste rencontré en chemin, une métaphore sur la marihuana) jusqu’au jour où il lu un livre, LE livre qui changea sa vie, et son comportement, « Universo em Desencanto » (ou l’univers en désenchantement) a été écrit par un certain Manoel Jacinto Coelho, Il contient tous les enseignements d’une secte connue sous le nom de «Culture rationnelle», elle enseigne qu’il n’y a pas de miracles, tout est naturel. Pour que le monde existe, il doit y avoir un équilibre naturel, et pour qu’un être humain atteigne cet équilibre naturel, il lui faudra absolument lire ce livre… Bref, après cette « découverte » Tim, inspiré par ces enseignements, sort un de ces meilleur album, « Racional », où il prêche la ‘culture rationnelle’. Toute une histoire, hein ?!
Pour ceux que l’anglais n'effraie pas, la vidéo ci-dessous (sous-titrée en portugais) vous propose un résumé de sa vie en 2 minutes animées (toutes les musiques utilisées sont de M. Maia)

Depuis toutes ses musiques ont rejoint mon mp3, je ne voyagerais plus jamais sans Tim Maia.
Plus tard à São Paulo je tombe sur ça :

Ce n’était que le début, des tonnes de rues et monuments lui sont dédicacés, même la piste cyclable récemment créée pour les jeux à Rio porte son nom, je vous dis, une légende.
Pour vous rendre compte de sa popularité, voici le journal télé du jour de ses funérailles :

Une folie…
Alors pourquoi vous en parler ? Parce-que si sa musique m’a tant touché, elle en touchera surement certains d’entre vous, si vous avez la chance d’approcher un album de Tim, tendez l’oreille, vous ne serez pas déçu.
P.S : Pour ceux qui désirent se faire une idée, misez l’album cité dans la vidéo ‘The Existential Soul of Tim Maia’ mais tout le reste est très bon aussi !

 

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2 réponses à “Tim Maia”

  1. cathy Dit :

    ahahah…jolie decouverte…jecouterai plus longuement pour sur :)

    Répondre

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sSs lol l..l..l fFf TiM Oo HeArT DeaD AiE >< == =/ =) ;;;; ;-) ;) ;( :wink: :p :o :D :) :( .PP.