Le musée de la révolution industrielle

5 juillet 2016

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Avant de quitter l’Uruguay, je me devais de passer à Fray Bentos, ville populaire pour son musée un peu spécial, car unique au monde.
Le musée de la révolution industrielle est protégé par l’UNESCO depuis 2015 (oui, c’est ressent), mais d’abord un petit tour de la ville :

Un restaurant « Friends »

Un bus de « merde », euh, je veux dire de Merbe…

Des parcs pour piqueniquer, un peu trop humides mais quand même sympas.

Un joli bord de rivière

Et une statue …Liebig

Oui, Liebig, comme les soupes !

Même si aujourd’hui Liebig est une compagnie française, elle a été créé par un chimiste allemand du nom de Justus von Liebig qui inventa l’extrait de bœuf concentré. Pour vous faire court, il s’associe avec plusieurs gars, fondent la compagnie en Angleterre, décident qu’économiquement parlant, le mieux serait de produire en Amérique du Sud, et ils choisissent l’Uruguay (Pour ceux que ça intéressent, il y a deux très bons articles de Jean François ici L’Uruguay fait l’histoire de Liebig).
Voici ce qu’en dit le site de l’UNESCO :
« …le complexe industriel est né du développement d'une usine de salaison de viandes fondée en 1859 dans le but de tirer partie de l'élevage de bétail qu'abritaient les immenses prairies voisines. Illustrant toute la chaîne de la viande – approvisionnement, transformation, emballage et expédition – le site comprend des bâtiments et des équipements de la Liebig Extract of Meat Company, qui exporta du concentré de viande et du corned-beef sur le marché européen à partir de 1865 et de l'Anglo Meat Packing Plant, qui exporta de la viande surgelée à partir de 1924. La combinaison du lieu, de l'ensemble industriel, des logements et des institutions sociales présents sur le site permet de comprendre tout le processus d'une production de viande d'envergure mondiale. »
Donc aujourd’hui cette usine à extrait de viande est devenu un musée, un musée « vivant ».

Plus de cinquante nationalités sont venues travailler dans ces locaux, pourtant les bureaux administratifs étaient réservés seulement aux anglais.

Ci-dessous, la liste des nationalités

Les produits de Fray Bentos étaient exportés en Amérique, mais surtout partout en Europe, et dans le monde.

Avec donc, aussi des affiches en français…

Un veau à deux têtes gardé (en souvenir ?)

Ci-dessous quelque photos de la « grande époque »…

…et tout est encore là, la machinerie, les fours, les outils, absolument tout.
Voyez par vous même :

Et même une station de pompier

Probablement une des plus grosse industrie du 19ème siècle, un monstre d’une époque révolue, mais qui a fait bien des petits. Très instructif (et photogénique), n’ayant jamais entendu parler de Fray Bentos avant d’y mettre les pieds, j’ai beaucoup apprit.
Alors vraiment si vous passez dans le coin, n’hésitez pas à y faire un tour, et si vous voulez un tas d’anecdotes et d’explications, allez lire l’article de Jean François, il est très bien fait.
Moi je vous dis à très vite pour la dernière ligne droite en Uruguay.

 

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2 réponses à “Le musée de la révolution industrielle”

  1. cathy Dit :

    salut…oi ca a lair tres interessant, surtout ca fait vraiment parti du patrimoine local…..

    Répondre

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sSs lol l..l..l fFf TiM Oo HeArT DeaD AiE >< == =/ =) ;;;; ;-) ;) ;( :wink: :p :o :D :) :( .PP.