Transmongolien, 21 juin 2006.

25 juin 2006

Carnets de route

Je me lance dans le metro, mais cette fois avec un peu d’experience, tout va bien j’arrive à bon port ou devrais-je dire « à bonne gare »… Ce lieu est incroyable, pas de debut ni de fin, je m’attendais à rentrer dans un batiment, ben non rien de stabilisant (mais que j’aime ca!), coté long court (mon coté quoi…) un monde impressionnant s’y bousculent, avec des sacs enormes, et ils pensent rentrer tout ca dans un seul train? Une gentille Mongole m’aide à trouver mon wagon (decidement j’ai de la chance) et là: un autre monde! Des cartons partout, des sacs tellement remplient qu’ils les scotchent pour pas qu’ils éclatent. Je suis le seul européen dans la cabine (j’apprendrais plus tard que j’etais le seul dans le wagon et unique français de tout le train, s’il vous plait!).


Jusqu’a lors je pensais que mon sac était gros, puis arriva mes trois compagnons de cabine… A eux trois ils avaient pour, peut-etre 200 à 250 Kg de marchandise, j’hallucinais. Ils en mettaient partout, devissaient le sol et le plafond pour pouvoir tout rentrer, un festival!

La locomotive commenca son périple et le calme repris ses droits; pour moi le transmongolien c’etait des russes, des mongols et des chinois, pas du tout que des mongoles, ni une ni deux je me lance: « Do you speak english? » et bien non, cela aurait etait trop facile! Malgré la langue, je reconnus de suite un peuple bon et genereux, chaque repas ils m’invitaient à le partager avec eux, un peu mal à l’aise je leur achetais des fruits et des friandises en retour. La femme mongol est tres coquette, meme dans le train, elles se maquillaient jusqu’a 5 fois par jour! Et elles aiment les poils… « good, very good! » me disaient elles en me montrant mes cuisses ou mes avants bras, comme quoi… Je m’essaiya au restaurant, quel ennuis que des occidentaux, blasés et ivres, je prefere rester avec mes nouveaux amis. Je me sentais bien et à ma place, certe le paysage n’etait pas original, vous vous rappelez des livres sur le petit chaperon rouge, il se promenait toujours dans une foret plate avec des arbres que se ressemblaient,droits, aux troncs fins et aux feuillages hauts et bien voila, c’est ca la Siberie… Meme leur montres n’avancent pas, toutes les gares restent à l’heure de Moscou, imaginez pour Vladivostok il y a +7H, la gare afficherais 17H00, alors qu’il fait nuit depuis plus de 3H! En parlant d’horaires, j’etais parti me degourdir les jambes, quant un arret de 20min c’est transformé en 4min! Le train partait sans moi! Obligé de courir pour le rattraper et sauter au vol! Et qui c’est qui s’inquietait pour moi? Mes voisins de chambré, ils etaient completement paniqué à l’idée que… Mais non, j’etait bien là, apres quelques accolades, tout revint dans l’ordre, comment voulez vous que je ne m’attache pas à eux?..


Je pensais que leur sacs etait pour la revente chez eux, mais pas du tout, c’est pour vendre aux russes sur le chemin! Apparement les locales prendraient trop de marges.Apres de long discours avec tres peu de mots, nous arrivons enfin à la frontiere: 3H d’attente pour la russe et 1H pour la mongol, le changement de decors est immediat, les plateaux deviennent des vallées, les arbres deviennent petits et touffus; un elan d’exitation envahi le train, ils retrouvent leurs pays, leurs racines, pas besoin de vous dire que la dernière nuit a été courte…

Quelque photos de plus sur la galerie ICI

 

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